Depuis toujours, les bandes dessinées fascinent petits et grands. Les histoires sont drôles, enrichissantes et souvent éducatives. Mais saviez-vous qu’il était aussi possible d’investir sur des BD ? En effet, il est possible de revendre ses BD à prix d’or ! Voyons ce qu’il faut savoir pour commencer à investir dans la bande dessinée.

Pourquoi investir dans la bande dessinée ?

La collection de bande dessinée présente de nombreux avantages :

  • Véritables collections d’arts populaires qui se perpétuent sur plusieurs générations
  • Littérature à différents thèmes intéressants à la fois pour les jeunes et les adultes
  • Repères historiques de certaines périodes
  • Plus-value exceptionnelle avec le temps

La bande dessinée, notamment les éditions originales avec dédicace, est très recherchée. Les éditions de 1920 ou 1930 sont considérées comme des graals que tous recherchent frénétiquement pour parfaire leur collection. Alors si vous possédez une BD originale de Tintin, vous pourriez la vendre à un prix élevé (70 000 euros en septembre 2017, par exemple).

Investir dans la bande dessinée est ainsi une opportunité de réaliser un gain financier dans le futur. D’ailleurs, les demandes sont en croissance constante sur le marché pour tous les thèmes et les styles : BD franco-belge, mangas japonais ou comics américains. En revanche, notez bien qu’il s’agit d’une spéculation puisque vous ne pouvez, en aucun cas, garantir le succès d’un ouvrage dans le futur. Il faudra être très sélectif et bien analyser toutes les offres qui se présentent à vous afin de miser sur l’œuvre qui intéressera le maximum de public.

L’autre intérêt d’investir dans une bande dessinée concerne également les produits dérivés. En effet, aujourd’hui, chaque bande dessinée est assortie de son propre écosystème avec les personnages, les histoires… L’univers des bandes dessinées est composé de plusieurs figurines, de statuettes, de goodies en tout genre pour fidéliser les consommateurs et les fans. Et ces produits dérivés se vendent, généralement, comme des petits-pains sur le marché.

Ainsi, spéculer sur la bande dessinée est un placement alternatif que vous pouvez envisager sur le long terme. Les intérêts sont nombreux, mais demandent une forte analyse du marché pour garantir la rentabilité. En effet, il y a lieu de bien choisir le produit, c’est-à-dire le genre de BD et les types d’éditeurs. Il est aussi important de bien sélectionner le segment de marché qui propose les meilleurs prix d’acquisition. Et surtout, il est primordial d’évaluer les risques d’effondrement du marché, comme pour toute spéculation boursière.

Parmi les pièges qu’il faut déjouer, il y a par exemple les fausses dédicaces et les livres bidouillés, lesquels sont devenus très fréquents actuellement. Pour bien investir dans la bande dessinée, il est préférable d’être assisté par un expert dans le domaine. En effet, pour qu’une bande dessinée soit proposée à la valeur escomptée, il faut prendre en compte plusieurs paramètres dont la qualité de l’image, l’usure, les matériaux, et bien sûr, la date d’édition. C’est donc un marché technique qui requiert des yeux avisés et de l’expérience. Fort heureusement, si vous êtes novices de nombreux experts en investissement dans des BD sauront vous aiguiller.

Comment choisir la bonne bande dessinée dans laquelle investir ?

Il existe plusieurs façons d’acheter une bande dessinée :

  • Sur les sites de vente aux enchères
  • Dans les galeries spécialisées
  • Dans les salles de vente de BD
  • Dans les librairies spécialisées. Ces dernières sont à privilégier car un libraire vous donnera toujours des informations utiles sur l’origine et la qualité d’une bande dessinée et pourra vous aiguiller dans votre choix.

Sinon, la visite de certaines expositions en France vous permettra également de côtoyer les professionnels du secteur. Cela vous aidera davantage à être plus sélectif dans le choix de vos bandes dessinées.

Pour bien investir dans la bande dessinée, il faut aussi reconnaître les différents types de marché. En effet, il existe plusieurs marchés qu’il est important de distinguer pour choisir l’œuvre qui vous garantira la rentabilité que vous espérez. Il y a par exemple les marchés de BD suivants :

  • Les albums : les éditions originales et les tirages de têtes
  • Les sérigraphies et lithographies
  • Les objets et produits dérivés
  • Les originaux

Les albums présentent un risque de surcote et leur valeur peut très rapidement baisser si par exemple une série est devenue démodée.

Les éditions originales des albums de BD sont surcotées uniquement si elles présentent un état de « pièce de musée » ou comme « neuf ». Il faut savoir qu’avec les albums de BD, les grands classiques ou les tirages de têtes ou de luxe, les cotations s’envolent généralement après leur sortie ou un événement exceptionnel (comme la mort de l’auteur, par exemple). Après, le cours se stabilise. Il est donc primordial de bien s’informer avant de se porter acquéreur de ces types d’ouvrages et de bénéficier de cette plus-value rapide.

Les sérigraphies et les lithographies sont actuellement des produits sur des marchés très fermés. En effet, ils se concentrent principalement dans les salons ou dans quelques galeries. Ces marchés se sont effondrés et n’ont plus regagné leur popularité des années 80 ou 90. De plus, seules les sérigraphies dédicacées par de grands auteurs comme Hergé ont les meilleures cotes.

Le marché des objets et produits dérivés est quant à lui instable. Les nouveautés sont en effet de plus en plus rares. Seules les vieilles pièces à tirage limité ont des cotations exceptionnelles, et peuvent atteindre des milliers d’euros. Les pièces plus récentes s’arrachent comme des petits-pains à leur sortie mais finissent tout aussi rapidement par désintéresser le public. Le seul avantage est peut-être de les acquérir pour espérer une meilleure revente dans le futur. Mais encore une fois, il s’agit là d’une spéculation. A vous d’analyser et de voir si la pièce que vous acquérez en vaut vraiment la peine.

Et enfin, il y a le marché des originaux. C’est le marché qui bat son plein depuis plusieurs années. Les éditions originales de Franquin, Hergé, Bilal battent les records dans les salles de vente (des centaines de milliers d’euros). Les autres auteurs sont cotés entre 5 000 et 15 000 euros pour leurs œuvres. Les plus récents sont même accessibles à seulement 1 000 ou 2 500 euros. En revanche, pour garantir une meilleure rentabilité à la revente il faut savoir les choisir. Le flair pour les bonnes œuvres d’art est donc indispensable. D’où la nécessité de se faire aider par des experts du domaine.

Comment reconnaître une édition originale ?

Une édition originale de BD se vend chère. Alors comment savoir si la BD que vous achetez est originale ? Pour faire la distinction, plusieurs critères doivent être pris en compte.

Techniquement, on qualifie un livre d’édition originale lorsque toutes ses copies ont été imprimées avec la même configuration initiale. S’il y a des changements apportés, même substantiels, on le qualifie alors de « seconde édition ». La confusion s’installe toutefois en bibliophilie. En effet, il y a une autre définition qui stipule que l’édition originale est la toute première copie de l’ouvrage.

D’autres informations sont à prendre en compte. Par exemple, le cas du « première édition, second tirage ». Il s’agit de l’édition d’un nouveau tirage après que la première copie du livre initial ait été épuisée. Et on parle de « seconde édition » lorsque des modifications ont été apportées sur l’édition originale, comme l’insertion d’un avant-propos ou d’un nouveau chapitre. Beaucoup confondent les deux produits car même les copies des exemplaires du même livre publiés dans un format différent sont aussi appelées des « éditions originales ».

Alors, pour pouvoir distinguer les vraies « éditions originales », les libraires et bibliophiles identifient la date d’édition. Pour ce faire, ils analysent les différentes méthodes utilisées par les milliers d’éditeurs dans le monde.

Parfois les éditeurs spécifient directement leurs œuvres sur la page de droit d’auteur en mettant les indications « édition originale » ou « premier tirage ». Parfois encore, une ligne de nombres allant de 1 à 10 est inscrite sur cette page d’auteur. C’est une méthode utilisée depuis la seconde guerre mondiale, qui signifie que si le « 1 » est présent dans la ligne de nombre, il s’agit d’une « édition originale ». Voici par exemple des lignes de nombres qui peuvent se présenter sur des ouvrages d’édition originale : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10- 10 9 8 7 6 5 4 3 2 11 3 5 7 9 10 8 6 4 2- etc…

Parfois, il faut bien analyser la ligne de nombres proposée par l’éditeur. Celui-ci peut en effet l’accompagner d’une mention édition spéciale alors que le lot de chiffres commence par 3 (3ème tirage) et ne comporte pas de chiffre « 1 ». En voici un exemple : édition originale 3 4 5 6 7 8 9 10 => ce qui signifie un troisième tirage.

Parfois encore, on peut identifier des chiffres indiquant la chronologie du tirage et sa date d’édition. Par exemple, dans la ligne de nombre 75 76 77 78 79 10 9 8 7 6 5 4 3 2, il s’agit d’une 2ème édition du livre parue en 1975. Et d’autres fois, vous pouvez retrouver la même date sur la page de droit d’auteur et la page de titre. Dans ce cas-là, vous êtes en possession d’une édition originale. C’était une pratique courante pour les livres datant d’avant 1900.

Sinon, il arrive qu’aucun renseignement ne vous donne la piste sur la date d’édition du livre. C’est dans ce genre de situation qu’il faut faire appel à un libraire expert, qui dispose de techniques spéciales pour identifier l’originalité d’un livre. Il peut par exemple identifier une pièce particulière sur la jaquette ou encore repérer une erreur contenue dans les textes qui a été modifiée dans les éditions postérieures.

Aussi, si vous avez besoin d’authentifier votre BD, il est indispensable de passer par des experts. C’est une démarche importante pour garantir sa cotation et ainsi obtenir la rentabilité financière que vous convoitez avec votre bande dessinée.

Est-il intéressant d’investir dans les objets dérivés des bandes-dessinées ?

Oui, sans aucune hésitation. Comme déjà stipulé plus haut, l’investissement dans des bandes dessinées ne se limite pas uniquement à leur aspect littéraire et artistique. Il s’agit aussi de miser sur le « merchandising » des objets dérivés comme les statuettes, les effigies, les figurines et les goodies en tout genre. Ces objets dérivés des bandes dessinées sont une manière de donner vie aux personnages et à l’histoire de la BD. C’est aussi une manière de perpétuer l’intérêt du public pour la BD.

D’ailleurs, le merchandising de la bande dessinée connaît un grand succès, principalement en Europe. La culture matérielle de la BD encadre, par bien des façons, le rapport au monde des lecteurs et lectrices. Même si certains auteurs refusent catégoriquement la transformation de leurs séries en une grande collection de produits dérivés (comme le cas de Bill Waterson), d’autres y voient en revanche l’opportunité d’accroître leur chiffre d’affaire.

En effet, rien qu’en 2016, la vente des produits dérivés des aventures de Charly Brown et de son chien a généré près de 30 millions de dollars de profit annuel. Et en Europe, les figurines et autres produits dérivés concernant Tintin ont accumulé près de 10 millions d’euros de profit entre 2015 et 2016.

Investir dans des contrats de licence pour la production et la distribution de produits dérivés des bandes dessinées a un impact financier très important. Outre cet avantage financier, il y a aussi la transformation de l’expérience du lecteur, ainsi que l’image de l’œuvre initiale. En quelques sortes, il s’agit de perpétuer leur intérêt pour la BD et les inciter ainsi à l’apprécier pour de nombreuses années encore. Et heureusement, le choix des objets dérivés des bandes-dessinées est infini. Cela peut aller d’un simple T-shirt, d’une chaussette, à des figurines artistiques, qui pourront avoir une encore plus forte plus-value dans les années à venir.

Alors oui, investir dans les objets dérivés des bandes-dessinées est intéressant. Cependant, afin de mettre toutes les chances de réussite de votre côté, il est toujours préférable de se faire accompagner par un expert. Dans ce cas présent, il vous faudra trouver un expert en merchandising de produits dérivés de BD ou un expert en marketing de la culture matérielle de la bande dessinée.

Grâce à un expert, votre projet d’investissement dans des produits dérivés des bandes dessinées prendra plus vite forme, et vous éviterez tous les pièges qui peuvent subsister dans le milieu.

Comment réussir la revente de sa bande-dessinée et réaliser une plus-value ?

Pour que votre investissement dans les bandes-dessinées soit rentable, il faut réussir une revente de vos BD à un prix satisfaisant. Mais comment garantir cette plus-value ?

Le principal conseil que nous pourrions vous donner est de se faire assister par un professionnel dans le domaine. Cet expert vous donnera les bonnes pistes pour le choix de la BD qu’il faut acheter en fonction de votre budget et de vos objectifs d’investissement. Il peut par exemple vous conseiller les meilleures planches d’auteurs à succès, anciens ou récents, sur lesquelles il vous conviendra d’investir.

Investir dans une bande dessinée nécessite une profonde analyse du marché, on ne cessera jamais de le répéter. C’est de là que viendra la garantie d’une réalisation de plus-value, quelle que soit sa valeur. Si vous êtes novices, il est préférable de s’en tenir aux conseils des experts pour éviter de perdre de l’argent inutilement en investissant sur des BD sans valeur dans le futur.

En effet, il ne s’agit pas uniquement de choisir des BD à succès, il faut repérer celles qui sont les plus prometteuses. Même de jeunes auteurs en devenir peuvent produire de bonnes bandes dessinées qui intéressent le public, et qui par conséquent, vous rapporteront énormément d’argent. Il y a aussi le fait de choisir les bons investissements à partir du coût d’achat initial. Pour 500 euros, vous pouvez déjà acquérir une BD, qui peut rapporter jusqu’à plusieurs milliers d’euros dans quelques années.

D’après les analyses de certains experts, les couvertures originales d’un album dessiné par un auteur franco-belge sont intéressantes pour un budget d’investissement de 500 euros. Dans cette catégorie, vous avez les auteurs comme Tibet, Eddy Paape, ou encore Gérard Forton. Sinon, si vous êtes prêts à investir plus, les auteurs comme Zep (Titeuf) ou Midam (Kid Paddle) sont intéressants car le succès de leurs BDs ne se tarit pas avec le temps. Acquérir leurs planches originales serait donc un bon investissement. Ou alors, pour de grands investissements, vous pouvez aussi vous tourner vers les grands auteurs comme Philippe Druillet, auteur de « La Nuit », ou Hugo Pratt, auteur de « Corto Maltese ». Ces grands auteurs sont fortement cotés sur le marché de par la caractéristique patrimoniale de leurs œuvres, mais il vous faudra aligner un fond d’investissement d’au minimum 50 000 euros.

Dans tous les cas, l’avis d’un expert vous aidera à mieux orienter votre choix. Aussi, si votre objectif est de rentabiliser votre investissement dans la bande dessinée, c’est une étape primordiale qu’il ne faut pas négliger. C’est même la garantie de la réussite de votre projet.

Le saviez-vous ?

La bande dessinée est souvent comparée au vin. En effet, plus elle est ancienne, plus elle prend de la valeur. C’est ce principe de base qui en fait un investissement rentable sur le long-terme !