Si vous recherchez un placement rentable, l’investissement PME en est un qui promet de nombreux avantages. En plus d’enregistrer une rentabilité financière régulière et importante, vous pouvez également défiscaliser. Et surtout, vous pouvez contribuer au développement des acteurs et de l’économie française. Comment investir dans une PME ? Quel type de PME choisir ? A quels avantages s’attendre d’un investissement PME ? Y-a-t-il des risques auxquels il faut faire face ? Nous vous donnons toutes les réponses dont vous avez besoin pour réussir au mieux votre investissement PME.

Qu’est-ce qu’une « PME » ?

En France, les entreprises sont divisées en 4 catégories :

  • Les micro-entreprises ou TPE
  • Les petites et moyennes entreprises ou PME
  • Les entreprises de taille intermédiaire ou ETI
  • Et les grandes entreprises ou GE

Cette catégorisation a été instaurée afin de faciliter les études statistiques et économiques. Pour appartenir à une catégorie, une entreprise doit respecter certains critères. Dans le cas de la PME, ce sont :

  • Détenir moins de 249 salariés
  • Réaliser un chiffre d’affaire annuel inférieur à 50 millions d’euros ou disposer d’un bilan total inférieur à 43 millions d’euros.

Si ces conditions ne sont pas respectées, l’entreprise sera automatiquement qualifiée d’ETI. Logiquement, on peut ainsi dire que les TPE font partie des PME puisqu’elles enregistrent généralement un chiffre d’affaire annuel inférieur à 2 millions d’euros et n’emploient qu’environ 10 employés.

En France, les PME constituent la majeure partie des entreprises. En effet, selon les chiffres sortis par les experts en 2017, 99% des entreprises françaises sont des PME et 94% sont des micro-entreprises (environ 3,7 millions). On comptait alors près de 139 500 PME hors micro-entreprises. Elles emploient près de 3,8 millions de salariés sur tout le territoire français. Toutefois, 54% des PME n’emploient seulement que 20 personnes.

Les chiffres ont quelque peu changé ces dernières années puisque la France compte au total 4 millions de PME, qui emploient plus de 6 millions de salariés. Selon les experts, les PME comptent aujourd’hui près d’un quart de la valeur ajoutée des secteurs marchands de l’économie française. Ce qui signifie que les PME constituent un secteur porteur d’avantages pour l’économie française.

Le dynamisme des PME en France n’est plus à démontrer, quel que soit le secteur dans lequel elles opèrent. De plus, plusieurs d’entres elles étendent leurs activités à l’étranger. Ce qui est une opportunité non négligeable pour le pays. En investissant dans les PME, vous prenez part à toute cette démarche pour la progression de l’économie française tout en réalisant des profits considérables.

Quelles sont les différentes options pour investir dans une PME ?

Il existe plusieurs manières d’investir dans une PME :

Avec ces vecteurs d’investissement, il est à la fois possible d’assurer une rentabilité pérenne pour son placement financier et de bénéficier d’importants avantages fiscaux. Regardons de plus près chaque manière d’investir dans une PME.

Investissement dans une PME via un FIP :

Les FIP existent depuis 2003. Leur but principal est de soutenir le développement des PME régionales et non cotées. Il est ainsi possible d’investir dans une PME grâce au FIP. Une réduction d’impôts sur le revenu, une exonération d’impôt hors prélèvements sociaux des plus-values réalisées sont des exemples des principaux avantages d’un investissement dans un FIP. En contrepartie de ces avantages, l’investisseur doit néanmoins se soumettre à quelques conditions dont un engagement obligatoire de 5 ans. Cela signifie que pendant toute cette durée, il lui sera impossible de céder ses parts.

La particularité du FIP est que son portefeuille se compose à 70% de titres de PME régionales non cotées, et à 30% de valeurs librement choisies par le gestionnaire du fonds. Cela peut donc être des actions, des obligations, des FCP ou des SICAV. Parmi ces titres de PME régionales et non cotées, 20% sont également de jeunes entreprises de moins de 5 ans.

En investissant via un FIP, vous placez votre argent dans des PME choisies selon certains critères :

  • Des PME avec un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros ou un bilan inférieur à 43 millions d’euros
  • Des PME employant moins de 250 salariés
  • Des PME assujetties à l’impôt sur les sociétés (IS)
  • Des PME réalisant leurs activités dans les zones géographiques choisies par le FIP
  • Des PME n’exerçant pas d’activité de holding

Investissement dans une PME via un FCPI :

Les FCPI ou Fonds Communs de Placement pour l’Innovation ont été créés en 1997. Leur principal objectif est d’aider au développement des PME considérées comme « innovantes ». De ce fait, les entreprises éligibles à un FCPI sont celles qui respectent les critères suivants :

  • Avoir un siège social dans un des pays membres de l’Union Européenne
  • Avoir un capital qui n’est pas détenu majoritairement par une personne morale
  • Employer moins de 2 000 salariés
  • Ne pas avoir une capitalisation boursière supérieure à 150 millions d’euros si l’entreprise est cotée

Tout comme pour le FIP, l’investisseur doit respecter un engagement de 5 ans pour prétendre aux avantages fiscaux proposés par le fonds. Cette durée d’engagement n’est pas pour autant figée. En effet, il existe certains fonds qui proposent une durée de conservation de parts égale à 8 ans. Et même que les investisseurs peuvent proroger cette durée d’un an, et cela à deux reprises. Parfois aussi, le gestionnaire des fonds peut retarder la liquidation des fonds s’il considère que c’est avantageux pour les porteurs.

Investissement dans une PME en cumulant FIP et FCPI :

Il est aussi possible de cumuler ces deux véhicules d’investissement pour optimiser votre rentabilité. Toutefois, les avantages fiscaux seront plafonnés. En effet, un maximum de 46 800 euros est à respecter pour la souscription d’un couple marié. Ce qui signifie une réduction d’impôt maximale de 8 640 euros pendant l’année de souscription.

Sinon, quoi que vous choisissez, il faut se rendre à l’évidence que ces types d’investissements sont risqués. Il importe de faire une analyse approfondie de ce secteur, et des types de PME dans lesquels investir, avant de s’engager sur le long terme.

Investissement direct au capital d’une PME :

Sinon, il est aussi possible d’investir directement dans le capital d’une PME. Il faut choisir une PME non cotée ou innovante et participer en numéraire dans la constitution de son capital, ou lors de l’augmentation de celui-ci. Certes, c’est une opportunité non négligeable puisque l’investisseur n’aura pas à s’acquitter d’un quelconque droit d’entrée ni de frais de gestion. En revanche, ce type d’investissement direct est fortement risqué. De plus, les chances de trouver  un candidat au rachat sont faibles si l’on prospecte seul les PME dans lesquelles investir.

Comment choisir la PME dans laquelle investir ?

Afin de trouver la bonne PME dans laquelle placer votre argent, il est important d’élaborer une stratégie efficace. Avant tout, il faut être sélectif, s’entourer de conseils de professionnels et diversifier son portefeuille d’investissement en misant sur plusieurs secteurs d’activité. 

En effet, une diversification du portefeuille de PME vous fera accéder à des performances  financières très attractives. Cela signifie que pour espérer une meilleure garantie financière, il est conseillé d’investir sur plusieurs secteurs : technologie, alimentation, matières premières… L’idéal serait d’opter pour un métier d’entreprise que vous connaissez et comprenez ou maitrisez. C’est vous optez pour une PME innovante, son parcours de croissance et de développement prendra certainement du temps. Pour éviter les mauvaises surprises, mieux vaut se préparer convenablement au préalable.

En plus de diversifier ses placements, il est aussi recommandé de choisir des PME avec des niveaux de maturité variés. De cette manière, les risques seront également diversifiés et vous préservent d’un éventuel risque de perte en capital trop important. Une PME innovante dispose généralement d’une structure fragile. Elle risque de ne pas atteindre les objectifs que vous espérez. En diversifiant votre portefeuille, et donc en misant sur plusieurs projets à la fois, vous diminuerez énormément les risques d’une perte totale de vos placements.

Et enfin, les conseils des professionnels resteront toujours indispensables pour analyser les facteurs conjoncturels du marché. Ces experts peuvent ainsi vous orienter vers les start-ups qui méritent votre intérêt et votre argent. De par leur expérience, ils élaboreront une stratégie efficace de telle manière qu’ils orienteront leurs recherches vers les meilleurs projets d’investissement.

Quels sont les avantages et les risques à investir dans une PME ?

Pour un investisseur particulier, l’investissement PME présente de nombreux atouts :

  • Une souplesse accrue : en cas de bouleversement du marché, les PME affichent une adaptabilité notable. Les PME peuvent revoir facilement leurs modes de production et/ou leur business model face à une hausse/baisse des matières premières, une fluctuation de devises… C’est tout le contraire des grandes entreprises, qui sont moins disposées à de tels changements au risque de perdre leur notoriété ou leurs marges bénéficiaires.
  • Des sociétés moins suivies : les PME ne sont pas les priorités des analystes financiers. Aussi, elles ne sont pas les victimes des spéculations économiques que ces derniers peuvent lancer. Les PME ne risquent donc pas de se déstabiliser à cause d’une propagande négative de masse, par exemple.
  • Des actifs de diversification de portefeuille : les PME permettent aux investisseurs de diversifier leur portefeuille pour garantir une meilleure capitalisation boursière et limiter les risques de perte en capital.
  • Des potentiels de gains intéressants : les PME proposent un taux de rendement exceptionnel, compris entre 8% et 25% en fonction du secteur d’activité et des projets d’investissement. Ce rendement comprend le taux de rentabilité par rapport au capital total, au capital employé et au capital propre, ainsi que les intérêts financiers et les produits et charges non opérationnels.
  • Une défiscalisation importante : et bien sûr, il y a les avantages fiscaux que l’investissement PME procure aux investisseurs.

Il existe toutefois des inconvénients non négligeables auxquels il faut prêter toute son attention :

  • L’opacité : parfois, il faut que l’investisseur garde un œil sur le bilan et les comptes de résultats des PME dans lesquelles il investit pour connaître la santé financière de ces entreprises. En effet, les PME ne disposent pas toujours d’un pôle de communication, et la plupart du temps, c’est le gérant non formé à cet effet qui s’en charge. Le risque de non-transparence est ainsi élevé. Ce qui entraînera assurément, et sur une longue période, un conflit, voire même un échec de l’investissement.
  • La faiblesse de la liquidité : l’investisseur sera amené à garder ses parts pendant une certaine durée (5 à 8 ans). Contrairement aux grandes capitalisations, les investissements PME sont peu liquides. Pour y remédier, il est fortement conseillé de disposer d’une épargne extérieure pour faire face à ses besoins d’argent pendant toute la durée de l’investissement.
  • Le risque de faillite des PME : les PME innovantes explorent leurs atouts. Dans le meilleur des cas, elles réussiront et enregistreront des bénéfices pérennes et réguliers. Dans le cas contraire, c’est la faillite. Elles seront obligées de déposer leur bilan et de se soumettre à une liquidation. Pour l’investisseur, c’est la perte de son capital. D’où l’importance de faire une étude approfondie dans le choix des PME à soutenir.

Peut-on réduire ses impôts en investissant dans une PME ?

Il est, en effet, possible de réduire ses impôts en investissant dans une PME. Que vous choisissiez d’investir via un FIP ou un FCPI ou encore les deux, ou d’investir directement selon vos propres moyens, vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt. Aussi, en souscrivant en numéraire au capital initial ou aux augmentations de capital des PME non cotées, vous bénéficierez d’une réduction fiscale à hauteur de 18% du montant de votre investissement.

Il est toutefois à savoir qu’un plafonnement s’impose concernant le montant maximum de vos versements. Ce plafond est estimé à 50 000 euros pour une personne célibataire, et 100 000 euros pour un couple marié ou pacsé et soumis à une imposition commune. Evidemment, la réduction d’impôt sur le revenu de l’investisseur PME est soumise à diverses conditions, tel que stipulé précédemment.

Alors prêt à investir dans une PME ? Pourquoi ne pas faire une petite simulation pour évaluer la rentabilité d’investissement à laquelle vous pouvez prétendre ?

Le saviez-vous ?

Il existe en France plus de 140 000 PME employant près de 4 millions de salariés. Ainsi, pour trouver une PME dans laquelle investir vous n’avez que l’embarras du choix !