Qu’est-ce qu’une action ?

On appelle « action » la fraction de capital que vous détenez dans une entreprise. En détenant des « actions », vous devenez propriétaire d’une entreprise, du moins en partie. Investir dans des actions en bourse signifie que vous achetez ou vendez des titres sur les différents marchés financiers existants.

Vous percevez des revenus quand vous recevez une partie des bénéfices d’une société après avoir acheté certaines de ses actions. Ces revenus prennent la forme de dividendes ou de coupons d’obligations. Ces derniers sont des prêts consentis entre vous (investisseur) et les émetteurs, et ils sont représentés par un versement d’intérêts.

Comment investir dans des actions en bourse ?

Il est très simple d’investir dans des actions en bourse. Vous n’avez pas besoin d’avoir un grand budget d’investissement, quelques euros suffisent. Pour d’autres types d’actions spécifiques (comme les contrats d’assurance-vie, par exemple), un montant minimum d’investissement peut être requis.

Pour investir dans des actions en bourse, vous pouvez passer par les marchés boursiers et choisir le type d’actions que vous jugez propices à votre investissement. Généralement, il y a 3 possibilités d’investir en bourse, que l’on nomme également « poches » ou « enveloppes » :

  • PEA ou investir via un plan d’épargne en action
  • Contrat d’assurance-vie
  • Compte titre

Pour le PEA, il s’agit d’acheter directement ou indirectement des actions. La seconde option concerne l’achat indirect, sauf exceptions, d’actions dans des assurances vies. Et la 3ème option peut aussi concerner un achat direct ou indirect.

Y-a-t-il des frais pour l’investissement dans des actions en bourse ?

Comme tout type d’investissement, les actions en bourse génèrent aussi des frais plus ou moins importants. Ceux-ci varient en fonction de plusieurs paramètres comme le produit visé, le spécialiste en courtage que vous aurez choisi, etc.

Plusieurs types de frais sont obligatoires :

  • Les frais de courtage
  • Les frais de souscription ou les droits d’entrée
  • Les droits de garde
  • Les frais de gestion

Les frais  de courtage concernent principalement tous les ordres d’achat ou de vente d’une action ou de fonds  (actif).

Les frais de souscription sont une commission prélevée par l’intermédiaire financier au moment de l’achat d’un fonds. C’est notamment le cas si vous collaborez avec l’OPCVM ou l’organisme de placement collectif en valeurs mobilières.

Les droits de garde sont les frais de tenue de compte et les frais de gestion concernent uniquement les fonds.

Les frais relatifs  à un investissement en bourse sont des dépenses. Ils peuvent naturellement réduire le rendement de votre placement financier. Afin d’optimiser la performance de votre investissement, et donc d’optimiser au maximum les avantages, il est conseillé de bien surveiller les frais liés à votre investissement en bourse.

Quels sont les risques à prévoir pour un investissement dans des actions en bourse ?

Il y a principalement la volatilité du marché boursier. En effet, vous pourriez acheter une action aujourd’hui et subir une moins-value importante au moment de la revente. De plus, il y a aussi le risque de tout perdre si l’entreprise fait, par exemple, faillite.

Conclusion : Bien préparé, tout investisseur peut gagner de l’argent en investissant dans des actions. Si vous faites confiance à un tracker professionnel, vous pourrez trouver le bon produit dans lequel investir, minimiser les risques et augmenter la performance de votre investissement.

Comment investir dans des actions d’un PEA ?

Même si l’investissement en bourse séduit encore peu de Français actuellement, il n’en reste pas moins un moyen d’éviter l’impôt sur les plus-values. Tel est notamment le cas avec le PEA ou plan d’épargne en action, lequel est un compte avantagé fiscalement et qui sert de support de placement adapté. Avec le PEA, vous pouvez bénéficier d’un abattement fiscal progressif allant jusqu’à 8 ans. C’est-à-dire que vous ne devrez à l’Etat aucun impôt, sauf les prélèvements sociaux, mais sous certaines conditions.

Actions en PEA : qu’est-ce que c’est ?

C’est en 1992 que le PEA est apparu en France. C’est une enveloppe défiscalisée permettant aux contribuables, disposant d’un foyer fiscal établi en France, de gérer un portefeuille de valeurs mobilières. Pour ce placement, ils n’auront pas à payer d’impôt sur les plus-values réalisées sur les dividendes perçus au sein de ce plan d’épargne. Ces particuliers investisseurs en PEA ne seront pas non plus imposés sur ces plus-values.

Le PEA est composé de 2 poches :

  • Le compte en espèces
  • Le portefeuille en actions

Le compte en espèces est le lieu de transit des fonds lors d’un versement sur un compte PEA. En d’autres termes, c’est sur ce compte qu’atterrit l’argent obtenu des opérations d’achat et de ventes, le prélèvement des frais des ordres exécutés et le versement d’éventuels dividendes.

Le portefeuille en actions est, en revanche, le compte qui héberge les fonds et les actions sur lesquels les contribuables investissent. Dans le langage courant des investisseurs, on appelle aussi ce portefeuille en actions le « portif » ou le « cœur » du PEA.

Quelle est la fiscalité pour un investissement en actions PEA ?

La fiscalité du PEA est considérée par les experts comme étant avantageuse. Et même les réformes apportées par la loi de finances 2018 ne l’ont que peu affectée. Parmi les plus grands atouts du PEA, il y a la fiscalité dégressive en fonction de la date d’ouverture du compte. Toutefois, il est important de souligner que le  PEA apporte des avantages fiscaux sur l’impôt sur le revenu, mais pas sur les prélèvements sociaux, qui sont établis à 17,2% depuis le 1er janvier 2018.

Grâce à la loi Pacte, la fiscalité du PEA devient encore plus attractive. Elle est avantageuse au moment du retrait sur le PEA en fonction de la durée de détention du PEA. Ainsi, pour une durée de 0 à 5 ans, on bénéficie d’un Flat Tax de 30%. Pour une durée au-delà de 5 ans, il y a exonération totale de l’impôt sur les plus-values. Et de plus, il n’y aura pas de fermeture automatique du PEA.

Il est aussi à noter que vous ne serez imposés que si l’argent quitte votre enveloppe. Si vous revendez, et que si les plus-values perçues restent sur votre PEA en simple transit ou en compte-espèces, vous ne serez soumis à aucune taxation.  

Conclusion : L’investissement en actions PEA est le placement financier idéal pour débuter en bourse. Il est avantageux si vous souhaitez  épargner sur une durée moyenne ou à long terme. En revanche, il faut savoir choisir ses titres. Pour ce faire, n’hésitez pas à consulter les descriptifs de chaque titre proposé par une banque ou un courtier sur son site internet.

Comment investir dans des actions d’assurance-vie ?

Les fonds actions de l’assurance-vie permettent aux investisseurs de bénéficier de divers avantages fiscaux, mais aussi de la possibilité de tirer profit du potentiel de croissance des meilleures sociétés cotées françaises ou étrangères. C’est pourtant le type de placement financier le plus risqué car il est soumis aux fluctuations des marchés. Ce type d’investissement est ainsi plus conseillé aux investisseurs ayant un profil considéré comme « dynamique ».

Actions en assurance-vie : qu’est-ce que c’est ?

Le contrat d’assurance-vie (AV) est le placement préféré de la majorité des Français. Il faut dire que c’est un support qui offre un garanti exceptionnel en capital. Il permet, notamment, d’épargner son argent et de ne payer aucun impôt sur les intérêts.

Comme l’AV permet de percevoir des revenus financiers non imposés, il est considéré comme l’un des meilleurs produits d’épargne, tout comme le PEA. De plus, il peut être diversifié et proposer :

  • Des fonds euros garantis
  • Des actions
  • De l’immobilier

Deux autres types de support peuvent être choisis pour un investissement :

  • Les fonds en euros
  • Les unités de compte

Pour simplifier, les fonds permettent de garantir le capital. En effet, ils sont directement gérés par l’assureur et sont investis dans des obligations d’Etats européens. Parfois, ils sont investis dans l’immobilier ou dans des actions. De cette manière, l’épargnant pourra agrandir son patrimoine, année après année.

Les unités de compte sont, en revanche, des fonds actions, des immobiliers ou des obligations. Elles ont surtout pour objectif de dynamiser l’épargne des contribuables. Elles séduisent moins la population car un grand risque de perte en capital est à prévoir. Et pourtant, à la clé, il y a l’espérance d’un meilleur gain à long terme.

Quels supports choisir pour investir en actions d’assurance-vie ?

Pour investir dans des actions d’assurance-vie, vous disposez de trois types de supports :

  • Les  supports financiers
  • Les supports immobiliers
  • Et les fonds en euros

Pour les supports financiers, vous avez :

  • Les OPCVM : OPCVM obligations, OPCVM actions, OPCVM diversifiés… Ce sont des portefeuilles d’actifs financiers qui vous permettent d’acquérir des parts.
  • Les titres vifs : il s’agit d’investir dans des actions directement, lesquelles sont limitées en nombre et en zone géographique.
  • Les ETF : qui proposent des frais de gestion très bas. Il s’agit d’investir sur des fonds répliquant les performances  d’un indice. Avec les ETF, vous appliquez une forme de  gestion passive pour surperformer l’indice. Il n’y a donc pas de stratégie définie.

Pour les supports immobiliers, vous avez :

  • Les SCPI : qui sont des placements collectifs dans l’immobilier. Avec les SCPI, vous aurez la possibilité d’acheter des parts d’immobilier et de bénéficier d’un certain patrimoine comme la plus-value de cession ou les loyers.
  • Les OPCI : qui ont le même principe que les SCPI mais avec une meilleure liquidité. En effet, environ 10 à 30% des fonds seront entièrement investis dans des actifs liquides. Pour les SCPI, c’est un investissement à 100% dans des actifs immobiliers.
  • Les SCI : qui vous permettent d’investir dans l’immobilier, mais avec une structure plus libre. Dans une SCI, vous pouvez détenir des parts de SCPI et d’OPCI, mais aussi des immeubles et des parts foncières.

Pour les fonds euros, vous avez :

  • Les fonds euros classiques : vous rapportent des intérêts chaque année
  • Et les fonds euros dynamiques : vous rapportent 3 à 4% de frais de gestion nets par an

Conclusion : L’investissement d’actions en assurance-vie est avantageux si vous osez prendre   des risques. Et fort heureusement, vous n’aurez pas à les prendre tout seul puisque de nombreux experts peuvent vous accompagner. En trouvant le bon professionnel de gestion, vous pourrez  augmenter rapidement et sûrement votre patrimoine, tout en bénéficiant d’un meilleur cadre fiscal. D’ailleurs, retenez que cette solution était autrefois uniquement réservée aux épargnants les plus fortunés. Maintenant qu’elle est démocratisée, pourquoi se  priver d’un rendement aussi important ?

Comment investir dans des actions de compte-titre ?

Pour faire vos armes sur les marchés financiers, vous aurez à choisir votre support d’investissement. Le compte-titre est une option qui vous propose également de nombreux avantages. Déjà, avec ce support d’investissement, vous aurez la possibilité de diversifier votre portefeuille à l’international.

Actions de compte-titre : qu’est-ce que c’est ?

Un compte-titre est un compte que vous aurez ouvert auprès d’un courtier ou d’une banque. Il vous permet de réaliser diverses opérations d’achat et de vente de valeurs mobilières. Celles-ci peuvent être des obligations d’entreprises françaises ou étrangères, des actions, des FCP, des SICAV, etc.

Pour les obligations, vous prêtez de l’argent à un Etat ou à une entreprise qui fait « appel public à l’épargne ». Vous recevrez alors, en contrepartie, des « coupons » ou des intérêts réguliers, lesquels peuvent être annuels, semestriels, trimestriels, etc. A l’échéance de l’obligation (2, 5 ou 10 ans), l’émetteur vous rembourse la totalité de votre capital. Le taux d’intérêt est plus élevé si l’emprunteur présente un risque. Sachez également que vous pouvez revendre votre obligation avant l’échéance de l’emprunt sur les marchés. Mais dans ce cas, vous risquez une perte en capital. Il faut donc réfléchir mûrement avant de prendre une telle décision.

Quelle est la fiscalité des actions de compte-titre ?

Concernant la fiscalité des actions de compte-titre, il faut aussi prendre le temps de bien étudier la question. En effet, si autrefois le compte-titre était plus profitable que le PEA, quelques réajustements fiscaux ont été instaurés  en 2018.

Aujourd’hui, un investissement en actions de compte-titre vous fait bénéficier de :

  • Un PFU ou prélèvement forfaitaire unique à 30% pour la fiscalité des plus-values. Ce PFU se départage comme suit : 12,8% pour l’impôt sur le revenu et 17,2% pour les prélèvements sociaux.
  • Une suppression des abattements sur les plus-values pour les titres acquis à partir du 1er janvier 2018.
  • Un abattement sur les plus-values des titres acquis à partir du 1er janvier 2018. Il y a notamment l’option du barème progressif, c’est-à-dire moins 50% pour une durée de détention des titres de plus de 2 ans et de moins de 8 ans ; moins de 65% pour une durée de détention de plus de 8 ans et un report des moins-values sur 10 années consécutives.
  • Un PFU à 30% pour la fiscalité des dividendes
  • Une dispense du taux forfaitaire de 12,8% de l’impôt sur le revenu si les dividendes sont inférieurs à 50 000 euros pour un célibataire, et à 75 000 euros pour un couple.

Conclusion : Les actions de compte-titre sont plus avantageuses financièrement, mais alourdissent quelque peu la fiscalité de l’investisseur. En revanche, la flexibilité des choix de marché qu’elles offrent (foncières cotées à haut rendement, par exemple) vous permet de mieux répartir le risque que vous  encourez. Certes, il faut beaucoup de prudences pour investir dans des actions de compte-titre, mais ce n’est pas sans rendement. Pour être mieux conseillé, n’hésitez pas à discuter avec un professionnel des marchés boursiers.

Paie-t-on des impôts pour un investissement dans des actions en bourse ?

Le fait d’acheter et de vendre des actions en bourse vous fait gagner deux types de revenus : les dividendes et les plus-values. Ces revenus sont imposables au prélèvement forfaitaire unique ou PFU depuis le début de l’année 2018. Toutefois, vous pourrez toujours choisir l’imposition au barème.

Actions en bourse : l’imposition des dividendes

Les dividendes perçus pour des actions en bourse sont imposés dès leur versement au PFU de 30 %, c’est-à-dire les 17,2% de taux de prélèvements sociaux et le prélèvement forfaitaire de 12,8% applicable sur le montant brut. La loi de finances 2018 a supprimé l’abattement de 40%. Il ne faut donc pas en tenir compte lors de la déclaration des dividendes en leur montant brut l’année suivante.

Il est encore possible de bénéficier d’une dispense du prélèvement si le RFR ou revenu fiscal de référence du contribuable ne dépasse pas un certain seuil :

  • 50 000 euros pour un célibataire, divorcé ou veuf
  • 75 000 euros pour un couple soumis à une imposition commune

Par dispense, on entend la possibilité de différer le paiement de l’impôt. Mais pour en bénéficier, il faut envoyer une demande auprès des établissements financiers avant le 30 novembre de l’année précédant la perception des dividendes.

Actions en bourse : l’imposition des plus-values

Pour les plus-values réalisées en 2018, les abattements en vigueur sont supprimés. Cela signifie que toutes les plus-values passent obligatoirement par le PFU à 30% à partir du 1er janvier 2018. En revanche, le contribuable peut, s’il le juge plus avantageux pour lui, opter pour le barème progressif. C’est-à-dire que cette option s’applique sur tous les revenus de placements comme les dividendes, les intérêts, etc.

Pour l’option du barème progressif, il est possible de conserver le taux d’abattement de 40% sur les dividendes bruts et le taux de 6,8% de CSG déductible à compter du  mois de janvier 2018.

Pour diminuer le coût fiscal, un abattement pour durée de détention a été ajouté :

  • Entre 2 et 8 ans : 50% d’abattement
  • Plus de 8 ans : 65% d’abattement

Les abattements concernent l’ensemble des gains nets en bourse pour les actions, les parts de sociétés, les droits sur ces actions ou parts de sociétés, etc. En revanche, une condition est à respecter pour en bénéficier : que ces organismes investissent plus de 75% de leurs actifs en parts de sociétés ou en actions.

Pour les investissements au capital de PME, d’autres abattements encore plus incitatifs sont proposés. Pour un investisseur qui garde son placement pendant au moins 8 ans se voit, par exemple, accordé un abattement fiscal pouvant atteindre 85% de son capital.

Si ces conditions ne sont pas respectées, c’est l’imposition au barème de l’impôt qui s’applique.

Conclusion : Oui, on paie des impôts pour ses investissements dans des actions en bourse. Toutefois, vous disposez du choix de l’imposition afin d’optimiser vos rendements.

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